UNE GUINEE NOUVELLE EST POSSIBLE

Aéroport AST : Zoom sur une infrastructure au visage de plus en plus rayonnant [Reportage]

Expansion et modernisation sont en cours à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry. Les infrastructures et leurs commodités font du projet une véritable opportunité commerciale pour la Guinée. Le coût global d’exécution des deux phases du projet est estimé à 225 millions d’euros.

 

L’aéroport international Ahmed Sékou Touré en pleine mutation. Un vaste projet d’expansion et de modernisation composé de deux phases fera bientôt de l’infrastructure un joyau aéroportuaire qui résiste au temps et défiera la concurrence. Le premier site abritera l’administration de la société de gestion et d’exploitation de l’aéroport (SOGEAC) et la centrale électrique. Mais pas que !

« Sur ce site numéro 1 de la première phase, nous avons quelques ouvrages en cours de réalisation. Nous avons le bâtiment de l’autorité qui va être la SOGEAC qui va donc gérer l’ensemble des aéroports de la Guinée. Nous avons aussi la future centrale électrique (…). Il y a aussi l’accès principal, côté piste pour les personnes et pour les véhicules. Donc comme vous voyez, les grosses œuvres sont déjà à terme (…) », a indiqué Habib NIANG, Directeur technique adjoint SOGEAC.

 

Le Directeur général de Namory CAMARA renchérit en mentionnant que « toutes les infrastructures que vous voyez aujourd’hui n’existaient pas, c’est nouveau. Ces ouvrages, à vrai dire, lorsqu’on va les terminer, on va vraiment être fiers dans la sous-région, avec beaucoup d’humilité, on ne peut qu’être fier. Nous avons aussi le bâtiment social (la cantine). Dans cette cantine, il y aura une mosquée, un centre médical ».

 

Sur le second site, Albayrak est à l’œuvre. Les ouvriers sont actifs sur les chantiers et les bruits des machines résonnent de partout, signe d’un travail acharné. Le futur terminal passager aura une capacité d’accueil de trois millions de passagers par an comparativement à celui actuel qui est de 500 mille passagers. Sur place, plusieurs infrastructures sont en cours de réalisation parmi lesquelles : le bâtiment Fret, l’aviation générale ainsi qu’un centre de traitement des eaux. Cette bâtisse Terminal Cargo aura une capacité de traitement 20 mille tonnes de marchandises par an. L’aviation générale, quant à elle, sera dédiée au traitement des vols privé. Elle pourra accueillir trois en simultanée. Avec le démarrage du projet Simandou, elle servira de zone VIP pour les hommes d’affaires. Ce bâtiment sera utilisé comme pavillon présidentiel temporaire.

 

« Pour une première fois, les cargos vont venir ici et les camions pourront accoster au quai. On est un pays qui fait beaucoup de commerces, je pense que ça va stimuler tout l’écosystème des affaires. Tout ce qui est en cours de réalisation, si vous le comparez à ce qu’on a, vous verrez que c’est vraiment de la révolution. C’est très important parce que notre pays n’a jamais eu un bâtiment cargo de cette nature. Le dispositif d’accostage, de quai qu’on aura, le traitement des marchandises sera très facile et rapide », se félicite Namary CAMARA.

Aujourd’hui, sur l’ensemble des deux sites, le taux d’exécution des travaux est estimé à 85 %. Les ambitions sont grandes et les hautes autorités de la Transition veulent accroitre considérablement le flux de visiteurs en leur offrant moderne et aux normes.

 

« Il y a un travail énorme que nous avons entrepris les trois dernières années. Parce que l’aéroport doit fonctionner comme le voyez pour faire une mise à niveau de l’infrastructure existante dont une bonne partie était déjà obsolète. Et, aujourd’hui, je pense que les passagers qui passent par l’aéroport ont un taux de satisfaction élevé. Donc il fallait faire ce travail de stabilisation parce que naturellement, il faut continuer à opérer », argumente-t-il.

 

La mise en œuvre de ce projet découle de la volonté du Chef de l’Etat de vendre mieux la destination Guinée. « Vous avez vu le travail qui est en train d’être fait sous le leadership du président de la République. Ce projet-là, est initié par le président, le Général d’Armée Mamadi Doumbouya qui, naturellement, nous a donné carte blanche pour faire un projet d’extension et de modernisation mis beaucoup plus ambitieux que les projets qui étaient dans le pipeline. Aujourd’hui nous avons un nouveau projet dont le niveau de trafic va substantiellement augmenter, nous avons fait une étude sur 40 ans. Avec le niveau de trafic actuel, nous sommes à deux chiffres. Et lorsque vous comparez cela avec les aéroports environnants, ils ont un taux de croissance à un chiffre. Nous, nous sommes déjà à deux chiffres. Donc si on ne fait pas une infrastructure qui est adéquate, ça va être compliqué pour nous ».

 

L’expertise locale au rendez-vous ! L’exécution des travaux implique le recours à la main d’œuvre locale et qualifiée. Quatre-vingt-dix pour cent des ouvriers sur les sites sont des Guinéens. Les reformes sont encourageantes et le processus de modernisation de l’aéroport AIST suit son cours normal.

Le parking auto a déjà connu des améliorations significatives à travers son automatisation. Son opérationnalisation permet à la SOGEAC de mobiliser plus de ressources et d’améliorer la fluidité du trafic.

 

« C’est le premier parking automatisé de Guinée. Là aussi, on n’a pas voulu faire comme les autres, on est allé au-delà. Avec le système de parking ici automatisé avec plusieurs moyens de paiement, vous vous rendrez compte qu’il est un peu plus moderne que celui que certains que nous connaissons dans la sous-région (…). Ce qui est marrant, c’est que les gens, surtout ceux qui avaient les moyens garaient leurs véhicules, ils payent cinq mille francs guinéens et abandonnent leurs véhicules ici. Ils voyagent pour une longue durée avec comme pour conséquences : la déperdition des recettes pour la SOGEAC et problème de sécurité parce que des gens abandonnaient leurs véhicules ici pendant deux mois. Quand on a voulu changer cela, on a tapé sur le Directeur général pendant un bon moment, mais il fallait faire ces réformes-là. Et, aujourd’hui, les usagers sont satisfaits de la prestation. Depuis que cela a été lancé, il n’y a pas de problèmes. Avant les recettes étaient négatives parce qu’on faisant carrément du 600 millions l’année sur le parking. Mais aujourd’hui, ce que nous gagnions dans l’année, c’est ce qu’on gagne en un mois », a conclu le Directeur général, Namory CAMARA avec beaucoup d’enthousiasme.

 

Modernisation et digitalisation des données, qualification du personnel et croissance économique : l’année 2025 est annoncée comme déterminante pour l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry. Elle sera l’année de mise en service des infrastructures de la première phase du projet.

Le service d’information du gouvernement et service com MT

 

 

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