La République de Guinée, à l’instar de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, demeure particulièrement exposée aux aléas climatiques tels que les fortes précipitations, les sécheresses, les orages violents et les vagues de chaleur. Cette vulnérabilité affecte plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, la santé, les infrastructures, l’énergie et la gestion des ressources en eau.
Cependant, les services météorologiques, qui jouent un rôle essentiel d’appui technique à ces secteurs, font face à des capacités encore limitées, tant sur le plan des équipements que du financement.
Pour répondre à ces défis, le Gouvernement guinéen, avec l’appui de l’Agence Française de Développement (AFD), a initié le Projet de Renforcement des Services Météorologiques et Climatiques (CLIMAGUI), à la suite du programme Adapt’Action. Ce projet vise à réduire la vulnérabilité des secteurs socio-économiques sensibles aux risques climatiques, en modernisant les infrastructures météorologiques, en renforçant les capacités techniques des services concernés, en améliorant la qualité des prévisions et en développant des services climatiques adaptés aux besoins des usagers.
C’est dans cette perspective que le Ministère des Transports, à travers l’Agence Nationale de la Météorologie (ANM), en partenariat avec l’AFD, a organisé l’atelier de lancement du projet CLIMAGUI. Cette cérémonie, tenue ce mardi, a permis de présenter le projet aux autorités gouvernementales et aux différentes parties prenantes, tout en exposant ses objectifs, ses résultats attendus et son plan d’action.
Selon M. Mohamed BAKAYOKO, Secrétaire général du Ministère des Transports, le projet CLIMAGUI traduit la volonté du Gouvernement guinéen, avec l’appui de l’AFD, de renforcer la résilience des secteurs clés du développement face aux risques climatiques. Il a également souligné que ce projet s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées pour la modernisation de la météorologie nationale, reconnue comme un levier majeur du développement durable.
Le projet CLIMAGUI, d’une durée de cinq ans, est financé par l’AFD à hauteur de 6 millions d’euros.