Mis en place depuis en 2019, le comité national de facilitation des transports et transit routier-inter Etats a tenu ce mercredi 13 novembre 2024 sa session annuelle à Conakry. Cette session avait pour objectif de présenter le rapport annuel d’activités de l’exercice 2024 ; d’examiner et adopter le projet de plan d’actions opérationnel pour l’exercice 2025.
Pour l’intérêt qu’affiche cette session, l’ouverture des travaux a été présidée par Monsieur le Conseiller chargé des questions de transport terrestre et maritime, Mamoudou KEITA, représentant Monsieur le Ministre des Transports Ousmane Gaoual DIALLO.
« L’objectif principal du Comité National de Facilitation est de garantir la promotion du commerce intracommunautaire, d’assurer et de maintenir la fluidité du trafic routier dans nos différents corridors. Nos corridors routiers doivent jouer un rôle d’intégration économique et sociale sous-régionale. La coopération inter-États, en plus d’être un levier de croissance économique, peut être un facteur de raffermissement des liens ancestraux, comme l’ont voulu nos pères fondateurs. Dans notre sous-région, nous avons des États comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso qui n’ont pas de façade maritime ; ils doivent, au nom des liens mentionnés ci-haut, bénéficier de notre coopération et de notre soutien » a souligné Monsieur Naby Idrissa DIALLO, Président du comité national de facilitation des transports et transit routier-inter Etats.

Cette session annuelle réunit tous les membres du comité de facilitation, composés des structures de l’État et des entités privées évoluant dans la chaîne de transport routier et du commerce.
Prenant la parole, Monsieur Lancinè KEITA, Directeur Général du Conseil Guinéen des Chargeurs est revenu sur quelques réalisations du CGC.

« Depuis son installation le 13 décembre 2019, le Conseil Guinéen des Chargeurs a mené plusieurs actions à travers le Secrétariat Permanent du Comité National de Facilitation par le déploiement des missions d’information et de sensibilisation des agents publics en charge du contrôle routier et les usagers sur nos axes routiers, inter-urbains et inter-Etats pour lutter contre les pratiques anormales et fluidifier le trafic sur les corridors routiers inter-Etats définis par la CEDEAO pour notre pays. En cette année 2024, des Ateliers d’appropriation et de sensibilisation ont été organisés à Conakry, Nzérékoré et Kindia en vue de vulgariser les dispositions des Conventions de la CEDEAO relatives au transport et transit routiers inter-Etats de marchandises pour assurer la libre circulation des personnes et de leurs biens, ainsi que du Règlement 14 pour le respect de la charge à l’essieu, du poids et du gabarit des véhicules lourds de transport de marchandises afin de préserver nos infrastructures routières de leur dégradation précoce » a-t-il indiqué.
De son côté, le représentant de Monsieur le Ministre des Transports dira que :
« Depuis le 05 septembre 2021 avec la prise pouvoir par le CNRD sous la Haute Direction du Général d’Armée Mamadi DOUMBOUYA, il ne fait l’ombre d’aucun doute, que l’état de nos routes s’améliore de jour en jour. Doter notre pays de bonnes routes, permettant de faciliter le transport routier, est une chose, les protéger en est une autre. Si l’Etat déploie des moyens importants pour l’amélioration des infrastructures routières, il nous appartient en tant qu’usagers de les préserver. J’invite donc les opérateurs économiques, les transporteurs routiers et syndicats ici présents, dont les activités impactent sérieusement la route à plus de responsabilités » a conclu Monsieur Mamoudou KEITA.

Pour rappel, les Comités nationaux de facilitation, ont été créés dans le cadre de l’application des recommandations des Décisions des 26e et 28e Sessions de la Conférence des Chefs d’États et de Gouvernements de la CEDEAO, tenues respectivement, le 31 janvier 2003 à Dakar et le 19 janvier 2005 à Accra.
Ils ont pour rôle principal d’assurer l’efficacité des opérations de transport sur les différents corridors routiers, inter-urbains et inter-Etats en vue de promouvoir le commerce intracommunautaire.
